Les instruments du réseau :

Les plateformes du réseau Pétrologie Expérimentale et Minéralogie sont fortement identifiées sur des savoir-faire expérimentaux, savoir-faire qui impliquent un environnement technique humain pour la préparation des expériences, leur réalisation, et éventuellement un apport en expertise scientifique sur les résultats.

La majorité des plateformes du réseau consiste en un ensemble d’appareils, couplant expérimentation haute pression et/ou haute température et mesures in situ, afin de reproduire les conditions naturelles allant de l’intérieur de la Terre et des planètes à celles de la nébuleuse solaire. Il est ainsi possible de faire de la spectrométrie (Raman, Infra-Rouge), des mesures de vitesses acoustiques, de résistivité électrique, de propriétés de déformation élastiques ou plastiques.

Certaines plateformes du réseau sont au contraire basées sur un outil très spécifique voire unique, mais toujours en adéquation avec le principe du couplage expérimentation-mesures.

Deux instruments nationaux (IN) sont rattachés à ce réseau : la plateforme presse multi-enclumes (laboratoire Magma et Volcans, Université Clermont Auvergne) et la plateforme de spectrométrie Raman (laboratoire de Géologie de Lyon, ENS Lyon).

Le réseau Pétrologie Expérimentale et Minéralogie produit donc des bases de données sur les propriétés des matériaux terrestres et planétaires, mais sa spécificité est aussi de pouvoir synthétiser des minéraux et roches dans des conditions pression-température-contrainte spécifiques, matériaux qui ont ensuite vocation à être analysés dans d’autres réseaux (Microscopie et micro-analyse électroniques, réseaux de spectrométrie) ou à être utilisés pour des expériences sur très grands instruments comme les sources de rayonnement X synchrotron et les sources de neutrons.

La distribution sur le territoire et le personnel affecté :

Les données produites :

Le réseau produit une grande diversité de données en minéralogie et pétrologie : spectres Raman et infra-rouge (pouvant être archivés dans la base de données européenne SSHADE hébergée par l’OSUG à Grenoble), fichiers de vitesses de propagation des ondes acoustiques, de propriétés de transport (vis-cosité, diffusivité thermique, résistivité élec-trique) et de propriétés mécaniques. Il permet aussi de synthétiser des matériaux dans des conditions T/P/X spécifiques, à l’origine de nouvelles contraintes et données thermody-namiques pour l’interprétation du système Terre et du système Solaire.
Ces données servent une communauté an-crée sur les thématiques de la Terre solide et des planètes, mais qui s’étend plus largement aux sciences des matériaux, avec des données et expérimentations souvent produites en collaboration avec des industriels.

Organisation et spécificités :

Les plateformes du réseau se caractérisent par un ensemble d’outils complémentaires (10 en moyenne) permettant de faire des expériences et des mesures à la fois in situ, i.e. à haute P et/ou haute T, et ex situ, i.e. une fois l’expérience terminée et l’échantillon récupéré.

Le transfert d’expertise est organisé dans le réseau via :

✓     les réseaux de transfert technologiques CNRS: réseau hautes pressions, réseau des mécaniciens

✓     les formations : Forstérite, workshops ESRF/FAME, formations CNRS pour entreprises (ex.: formation de 3 jours à la micro-spectroscopie Raman)

✓     une proposition est d’établir un catalogue d’experts pour répondre à une demande forte.

A noter qu’une start-up a émané sur une thématique du réseau, à savoir la synthèse de magnétite nanocristalline (HYMAG’IN, créée en 2018 à Grenoble).