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Offre de post-doctorat (24 mois) en chimie analytique environnementale

Mots-clés : Micropolluants organiques, produits de transformation, écosystèmes, spectrométrie de masse haute résolution, chimiométrie, traitement de données.

Unité d’accueil : EPOC UMR 5805 CNRS, Equipe LPTC, Université de Bordeaux, Bâtiment A12, 351 crs de la Libération, 33405 Talence. https://www.epoc.u-bordeaux.fr/index.php?lang=fr&page=recherche

Noms des coordinateurs : Hélène Budzinski (helene.budzinski@u-bordeaux.fr) et Marie-Hélène Dévier (mariehelene.devier@u-bordeaux.fr).

Environnement de travail : Le laboratoire EPOC (Environnements et Paléoenvironnements Océaniques et Continentaux, UMR 5805 CNRS/Université de Bordeaux) est une unité de recherche pluridisciplinaire qui s’intéresse aux géosystèmes côtiers et littoraux et aux fonctionnement et dysfonctionnement des écosystèmes environnementaux. Il est composé de 7 équipes abordant divers domaines de recherche comme la dynamique du littoral, l’écotoxicologie, la chimie environnementale, l’écologie, l’écophysiologie, la géochimie et la biogéochimie.

L’activité de l’équipe LPTC (L’Equipe de Physico- et Toxico-Chimie de l’Environnement) concerne l’étude de la présence, des transport et transfert inter-compartiments, de la réactivité, des phénomènes de bioaccumulation et de biotransformation ainsi que de l’impact des contaminants organiques au niveau moléculaire. Dans cette optique son activité de recherche est pour une part focalisée sur les développements analytiques nécessaires pour l’analyse des contaminants organiques dans les différents compartiments environnementaux (eau-air-sol) dans le domaine ultra-traces. Des méthodologies originales sont ainsi développées pour rechercher les polluants organiques, les caractériser mais aussi étudier leur interaction par exemple avec la matière organique dissoute. Par ailleurs, de nombreux travaux de recherche sont menés pour étudier les phénomènes biotiques et abiotiques qui conditionnent la présence, la transformation (réactivité en phase homogène et hétérogène) des contaminants chimiques. Enfin, le LPTC étudie les mécanismes qui conditionnent leur toxicité notamment le lien entre présence et effets observés (approche EDA « Effect-Directed Analysis »).

Description de l’offre :

La nécessité de mieux caractériser l’exposome chimique et ses effets sur la santé des organismes et des écosystèmes est devenue primordiale pour évaluer les dangers et risques environnementaux et permettre de prédire les réponses et anticiper les trajectoires adaptatives. En ce sens, les approches de profilage chimique par spectrométrie de masse haute résolution (GC- et LC-HRMS) ont ouvert de nouvelles opportunités dans l’appréhension de l’exposome chimique, de la relation complexe entre exposition et effets biologiques observés, mais également de façon plus récente dans l’identification des produits de transformation (PT). Un des verrous majeurs de cette approche réside encore dans le traitement des milliers de données générées, malgré l’évolution constante des logiciels et outils de traitement ou de chimioinformatique, tant constructeurs qu’en source libre.

Ces approches non ciblées seront développées et mises en oeuvre ici dans un contexte environnemental global, et donc à la fois multi-pressions (effluents de station d’épuration, perturbateurs endocriniens, pesticides, …) et multi-compartiments (eau, air, sol, biote). Elles contribueront à l’amélioration de nos connaissances sur la nature, l’origine et la devenir des micropolluants (MP) et de leurs PT dans les écosystèmes. Le chercheur post-doctorant contribuera aux développements des méthodologies HRMS (acquisition et retraitement), à la caractérisation des MP et de leurs PT et à leur surveillance des polluants émergents et de leur PT dans les différents compartiments environnementaux. Ces travaux s’intègreront dans différents projets de recherche de l’équipe, impliquant cette approche NTS, dont l’ANR TRANSPRO mais aussi le projet européen MARSURE. Il est également proposé d’améliorer la stratégie de hiérarchisation et d’identification basée l’utilisation de différents logiciels, constructeurs ou disponibles sur internet. Les tâches spécifiques du travail proposé dans le cadre du post-doctorat seront :

– d’améliorer les méthodologies analytiques GC-QTOF, LC-QTOF et LC-IM-QTOF mises en place dans l’équipe,

– d’en développer de nouvelles adaptées aux avancées récentes, tant instrumentales qu’informatiques, notamment en apprentissage automatique (en fonction de l’expertise du ou de la candidat(e)),

– d’optimiser des procédures (workflows) de traitement des données HRMS, l’objectif de ces développements étant de contribuer à une meilleure hiérarchisation des données pour détecter et identifier les MP et PT pertinents d’un point de vue environnemental (potentiellement via la mise en oeuvre de méthodes d’apprentissage automatique),

– d’appliquer ces méthodologies (en modes suspect et non ciblé) à l’identification et à la surveillance des polluants émergents et de leur PT pertinents dans les écosystèmes aquatiques, terrestres et atmosphériques,

– d’assurer la veille technique et scientifique et de participer à la rédaction de publications scientifiques et à leur valorisation lors de congrès.

Il/Elle effectuera ces travaux de recherche au LPTC (UMR EPOC, Univ. Bordeaux), en forte interaction avec les responsables projets et les ingénieurs responsables des parcs analytiques. Le LPTC dispose d’une excellente infrastructure analytique (plateforme PLATINE « PLATeforme de chImie aNalytique organique Environnementale ») dotée d’équipements de pointe, notamment de nombreux couplages de chromatographie (GC et LC) et spectrométrie de masse basse et haute résolutions (QQQ, IRMS, TOF, QTOF, IM-QTOF) et d’automates de préparation d’échantillons (préleveurs, extracteurs, automates SPE, SPE en ligne, SPME, SBSE …).

 Compétences souhaitées : Titulaire d’un doctorat dans le domaine de la chimie analytique, de l’exposomique ou de la métabolomique, le (la) candidat(e) dispose d’une première expérience probante dans les techniques chromatographiques (GC, LC) couplées à la spectrométrie de masse haute résolution (si possible sur technologie QTOF). Il/elle maîtrise les outils informatiques et mathématiques nécessaires à l’exploitation des résultats ; une connaissance et utilisation d’outils de statistique et de chimiométrie seraient très appréciées (une connaissance de langages comme R ou Python serait également un vrai plus).

Qualités requises : motivation, très bonnes qualités relationnelles et organisationnelles, travail en équipe, capacité à synthétiser l’information, goût pour la spectrométrie de masse et le traitement de données.

Durée du post-doctorat : 24 mois, avec possibilité de renouvellement.

Conditions : Grilles de la fonction publique française selon âge et expérience. Télétravail possible selon nécessités et organisation du service. Prise en charge à 50% de l’abonnement aux transports en commun de Gironde. Participation à la mutuelle à hauteur de 15€ / mois. Parcours d’accueil et formations.

Renseignements et candidature : Les dossiers de candidature comportant un C.V. et une lettre de motivation devront être envoyés par courriel à Hélène Budzinski (helene.budzinski@u-bordeaux.fr) et Marie-Hélène Dévier (marie-helene.devier@u-bordeaux.fr) avant le 02/05/2024. Les entretiens oraux auront lieu en mai pour une prise de fonction rapide en juillet 2024 (modulable selon situation). Pour toutes informations complémentaires veuillez contacter ensemble, par courriel, Hélène Budzinski et Marie-Hélène Dévier.