Le Réseau Géochimique et Expérimental Français

Le poids des données de la géochimie/minéralogie dans notre compréhension et notre conceptualisation du système Terre est considérable. Les moyens analytiques et expérimentaux qui produisent ces données représentent un pan majeur de la quantification des processus en Géosciences et Sciences de l’Environnement. Dans le sillage des politiques nationales et internationales de structuration des moyens de la recherche autour d’infrastructures dédiées, ces moyens ont été rassemblés au sein d’un même réseau.

Le montage du projet RéGEF avec les plateformes analytiques et les partenaires, s’est étalé sur les années 2016-2018. Depuis 2019, les 12 réseaux de RéGEF fonctionnent dans le cadre de cette infrastructure, et ont mis en commun leurs réflexions pour faire avancer cette structuration. Le réseau RéGEF est une initiative portée par Le CNRS-INSU en partenariat avec les EPST, EPIC et Universités des UMRs qui hébergent les instruments.

RéGEF est une structure transversale qui met en œuvre des moyens pour fournir des mesures aux programmes de recherches, aux Services Nationaux d’Observation, et à d’autres Infrastructures de Recherche.

RéGEF regroupe des instruments de mesure, d’imagerie et d’expérimentation au service d’une recherche scientifique qui s’intéresse aux transferts et transformations des éléments chimiques et de leurs combinaisons moléculaires. Ceci, à toutes les échelles de temps et d’espace dans le fonctionnement et l’évolution du système Terre et du système solaire en général. Au sein de la Terre solide ou de ses enveloppes externes que sont l’hydrosphère et l’atmosphère, mais aussi au travers des interactions entre ces enveloppes, jusqu’aux interactions entre le vivant et le minéral.

Grands-Chiffres-2020

Télécharger ici le “livre blanc 2020” de RéGEF : RéGEF-Livre-Blanc-2020-V19-11

Les actualités de RéGEF :

image-1

Un impact non-linéaire des glaciations sur l’érosion des Alpes

Une étude publiée récemment par Apolline Mariotti (post-doctorante au CRPG) et ses collègues dans le journal Nature Geoscience (Mariotti et al., 2021) lève le voile sur la manière dont les variations climatiques modifient l’érosion des montagnes, en mettant en évidence le rôle clef de la vitesse d’écoulement des glaciers
EA_OA-ICOS ISA Lyon

Analyses isotopiques d’inclusions fluides par spectroscopie laser

En combinant un analyseur élémentaire et un appareil de spectroscopie laser de type OS-ICOS il est possible de mesurer simultanément les 18O et 2H sur de faibles quantités d’eau piégées dans des inclusions fluides de minéraux de type halites dans le but d’accéder aux caractéristiques géochimiques d’atmosphères anciennes
FormationCNRS

Formation aux techniques analytiques des isotopes stables 2021

CNRS Formations Entreprises organise une formation intitulée « Analyse des isotopes 2H, 13C, 15N, 180 et 34S dans des matrices organiques ou inorganiques par spectrométrie de masse des rapports isotopiques » du 12 au 14 octobre 2021 à Lyon
figure – 24 ka human artefact Brazil

Des pierres taillées témoignent d’une occupation humaine précoce du Brésil

Des chercheurs du LSCE ont participé à la datation d'objets archéologiques découverts par la Mission franco-brésilienne de l'État de Piauí, dans le nord-est du Brésil. La présence humaine y est attestée depuis au moins 24.000 ans et positionne donc l'occupation sud-américaine comme antérieure aux sites connus en Amérique du Nord
Capture d’écran 2021-03-19 à 10.10.01

Première carte des retombées radioactives en Amérique du Sud

Une étude menée par le LSCE, en collaboration avec ses partenaires de l’INRAE et plusieurs universités du Brésil et d’Uruguay, a fourni la première carte des retombées radioactives consécutives aux essais nucléaires des années 1960 en Amérique du Sud
Impact à deux balles

Lancement de l’AAP 2021 : Métallo-Mix

Le CNRS, à travers la Mission pour les initiatives transverses et interdisciplinaires, lance un appel à projets dans le cadre du défi Métallo-Mix.

Les partenaires de RéGEF :